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Edouard d’Espalungue : “L’hydrofoil Candela C-8 inaugure une nouvelle ère de navigation électrique silencieuse et rapide.”

Le nouvel hydroptère C-8 de la société suédoise Candela fait passer l’ingénierie nautique à un autre niveau. Edouard d’Espalungue nous en parle.

La société suédoise Candela est l’un des leaders de la construction de bateaux électriques. La spécialité de Candela est la conception d’hydrofoils, un type de coque qui réduit considérablement la friction – et donc la consommation d’énergie – ce qui en fait un outil idéal pour les bateaux électriques de toutes tailles. L’entreprise, basée à Lidingö, l’une des 24 000 îles de l’archipel de Stockholm, propose actuellement quatre produits phares : le taxi aquatique P-12, le ferry de proximité P-30, le bateau de plaisance C-7 et son descendant plus sophistiqué, le C-8.

Le C-7 a marqué l’introduction du système de propulsion C-POD de Candela, un mince moteur électrique en forme de torpille logé à l’extrémité de l’hydrofoil arrière du bateau. Conçu pour ne nécessiter aucun entretien et offrir un très haut niveau d’efficacité énergétique, le moteur à transmission directe alimente deux vis contre-rotatives qui propulsent le C-7 à des vitesses pouvant atteindre 30 nœuds. Il est associé à un système de double hydrofoil rétractable qui soulève le C-7 hors de l’eau, réduisant ainsi la consommation d’énergie jusqu’à 80 % pour donner au bateau électrique une autonomie impressionnante d’environ 80 km.

“Le C-8 pousse l’ingénierie à un autre niveau.”

Alors que le C-7 a un look classique, presque vintage, de bateau à moteur, le C-8 est une affaire beaucoup plus contemporaine. Le Daycruiser de 8,5 m a une coque profonde qui contient une cabine spacieuse pour se détendre et se coucher. Il y a de la place pour huit personnes assises sur le pont, avec une version à toiture rigide en option si vous avez besoin d’un transport par tous les temps.

Au-delà de 16 nœuds, lorsque le C-8 est perché sur ses hydroptères dans leur position la plus allongée, un ensemble de logiciels et de capteurs sur mesure travaillent d’arrache-pied pour assurer la fluidité et la stabilité de la navigation. Ce système de contrôle de vol s’apparente davantage à la suite aéronautique d’un avion léger, modifiant le profil des ailes sous-marines et du C-POD pour des changements de direction en douceur, quelles que soient les conditions de mer et de météo. En plus de ne produire aucune émission et de fonctionner silencieusement, les bateaux à hydrofoils laissent un sillage minimal.

Bien que le C-8 soit en pré-production, l’entreprise a déjà pris une centaine de commandes. Les premières livraisons sont prévues pour le deuxième trimestre 2022.

L’objectif à long terme est de mettre la technologie à l’échelle et d’amener le combo hydroptère/pode à des applications commerciales. Candela rappelle que le transport maritime est responsable de 4 à 5 % des émissions mondiales de CO2 – pensez aux ferries régionaux qui dégagent de la fumée et à l’odeur nauséabonde qui imprègne la plupart des ports. Les villes qui dépendent du trafic maritime, comme Venise et Amsterdam, s’efforcent d’éliminer progressivement le moteur diesel ; dans ces endroits, les C-7 et C-8 constituent un moyen de transport privé parfait. Toutefois, les véritables économies seront réalisées par des navires plus grands. La région de Stockholm a chargé Candela de construire le ferry P-30, une navette sur mesure de 11 m destinée à l’archipel de la ville. Prévus pour entrer en service l’année prochaine, les premiers navires auront une capacité de 30 passagers (d’où leur nom).

Bien que l’entreprise estime que sa technologie d’hydrofoil pourrait à terme accueillir jusqu’à 300 passagers, elle souligne que même une flotte de navires plus petits, comme le taxi aquatique P-12 proposé, serait plus rapide, plus silencieuse, plus propre et moins chère qu’un grand ferry polluant. Bien que le C-8 soit fermement destiné aux propriétaires d’îles suédoises fortunées, la technologie de Candela mérite d’être diffusée à un public beaucoup plus large.

Pour en savoir plus sur Edouard d’Espalungue, cliquez ici.

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Pascal Robaglia : “Le bateau c’est la vitesse et l’aventure !”

Le manager de la Galerie Gilbert Bard voue une passion sans bornes pour l’art. On le sait moins, mais Pascal Robaglia se consacre depuis plus de 25 ans à une autre passion : la mer. Entretien.

Si vous deviez vous présenter en quelques mots…

Pascal Robaglia : « Diplômé d’une Ecole de Commerce j’ai commencé ma carrière dans la parfumerie chez L’Oréal. Puis, passionné par l’art et désireux d’être mon propre patron, j’ai créé ma propre galerie d’art.

J’ai également été marié et suis père de deux filles, Elise et Bérénice, âgées de 30 et 23 ans. Je suis un grand passionné de montagne (ski et alpinisme), de plongée bouteille et donc de bateaux.

 

Vous êtes donc (re)connu pour votre activité de galeriste, mais vous pratiquez aussi la navigation. d’où vous vient cette passion ?

Pascal Robaglia : J’ai découvert le bateau en 1991. La mer est un merveilleux tableau vivant ou tout change à chaque instant. Et puis le bateau c’est la vitesse et l’aventure, les cheveux aux vent dans un univers de parfums, de sensations et d’air pur.

 

Pascal Robaglia : « j’ai pu me reposer et dormir dans la maison de Mick Jaegger ! »

 

Comment avez-vous appris à naviguer ?

PR : J’ai appris à naviguer en Corse avec un merveilleux marin, François Pujuila, terriblement attaché à son pays. Je l’ai connu grâce à mes origines corses.

 

Justement, la Corse a-t-elle joué un grand rôle dans cette vocation ?

PR : Un cousin corse de mon père était un grand avocat pénaliste de cours d’assise, passionné par la défense de ses turbulents compatriotes et qui, dans bien des cas, à éviter la guillotine à ses clients. En Corse, mon nom évoquait à l’époque encore bien des souvenirs…

 

Avez-vous une préparation spécifique avant de prendre la mer ?

PR : Avant de prendre la mer il faut bien sûr vérifier le bateau, faire sa check-list, faire les provisions de bouche, de boissons et des fournitures nécessaires à la navigation. Mais le plus important et de faire attention aux personnes qui voyagent avec vous !

 

Quel voyage vous a le plus marqué ?

Pascal Robaglia : Le voyage qui m’a le plus marqué fut  le croissant antillais avec nombre d’escales dans les îles. Notamment à Moustique où j’ai pu me reposer et dormir dans la maison de Mick Jaegger !

J’ai aussi adoré les tours de Corse, la traversée depuis Cannes ou Marseille, les nombreuses balades en Sardaigne, l’île d’Elbe ou encore les traversées verts l’Italie, Rome ou Capri.

Le plus long voyage fut d’atteindre Athènes via les nombreuses îles volcaniques où les villages de pêcheurs sont tellement charmants et poétiques.

 

Pascal Robaglia
Prendre la mer, c’est aussi bien choisir son bateau

 

Quelle est l’émotion que vous associez le plus a la voile ?

PR : La plus belle des émotions est sans doute ce sentiment de liberté que procure le bateau. Je dirais même qu’on a l’impression de voler.

 

Quels conseils donneriez-vous pour un néophyte qui voudrait se lancer ?

PR : Pour commencer le bateau, il faut apprendre les bases du maniement. Ensuite, les connaissances élémentaires météo. Il faut bien se faire conseiller et ne pas avoir peur de se lancer, « de prendre la mer » .

 

Enfin, pensez-vous qu’il existe des similitudes entre la voile et les tableaux ?

Pascal Robaglia : Entre la voile et les tableaux il y a cette magie du beau qui vous transcende et vous transporte.

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Le Salon Nautique de Paris ouvrira le 2 décembre

Envie de partir à l’autre bout du monde avec un nouveau bateau pour l’été ? Alors prenez note que le Salon Nautique International de Paris approche !

La 57ème édition du Salon Nautique prendra place dans le XVe arrondissement de la capitale, du côté de la Porte de Versailles. Du 2 au 10 décembre 2017 donc, découvrez les sports de glisse et de pêche ou encore les nouveaux bateaux à voile ou à moteur.

En 2016, Le Salon Nautique de Paris a accueilli plus de 200.000 visiteurs

Le Salon Nautique International de Paris, c’est l’occasion de se familiariser avec toute l’industrie du nautique. Amateurs, professionnels… tout le monde est le bienvenu. Avec 204 619 visiteurs recensés, 130 000 m² d’espace et quasiment 700 exposants, c’est un événement majeur. Le plus grand port indoor de France, où chacun devrait pouvoir trouver son bonheur.

 La 57ème édition du Salon Nautique International de Paris
Le Salon Nautique de Paris organisera du Stand Up Paddle

Le Salon Nautique International de Paris c’est aussi la dernière opportunité pour les particuliers de se procurer un bateau pour l’été, comme le confie Tricat dans une interview pour bateaux.com : “Le salon nautique de Paris marque surtout la date butoir après laquelle il n’est plus possible d’être livré avant l’été. Le carnet de commandes est plein et les bateaux achetés seront livrés après l’été…”. Si vous hésitez entre un Catamaran ou un Monocoque, n’hésitez pas à consulter notre article à ce sujet.

En plus des innovations, de nombreuses animations et expositions sont proposées chaque année. Le classique “Nautic Street Fishing”, grand concours de pêche parisienne, et la fameuse traversée de Paris en “Stand Up Paddle” notamment. Mais pleins d’autres animations sont prévues tout au long des neuf jours, entre le 2 et 10 décembre. Plus d’informations sur le site officiel.

Horaires, tarifs, accès…

Dates et Lieu :
2 au 10 décembre 2017.
Paris 75015 – Porte de Versailles. Pavillons 1, 2.1, 2.2, 2.3, 3 et 4.

Les horaires d’ouverture et fermeture :
Tous les jours de 10h à 19h.
Sauf le dimanche 10, fermeture à 18h. Tandis que le 8, il y a aura prolongement jusqu’à 22h.

Les différents tarifs :

  • Entrée plein tarif : 16 € TTC
  • tarif réduit : 13 € TTC
  • moins de 16 ans (sur pré-enregistrement et justificatif) : gratuit

ACCÉDER À LA BILLETTERIE

Les accès :

Par Métro :
Ligne 12 : Station Porte de Versailles
Ligne 8 : Station Balard

Bus :
Ligne 39 : arrêt “Desnouettes” ou “Balard-Lecourbe (Gare de l’Est – Issy Val de Seine).
Ligne 80 en direction de la Porte de Versailles.

Le Tramway :
T2 : arrêt “Porte de Versailles”
T3 : arrêt “Porte de Versailles” ou “Desnouettes”

En voiture, avec parking :
Parkings avec accès direct à pied au salon : boulevard Victor – avenue de la Plaine – rue d’Oradour – rue Louis Armand

Choisir son bateau : Catamaran ou Monocoque ?

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Catamaran ou Monocoque ?

Les Multicoques, incarnés par le catamaran et trimaran, ou bien les monocoques ? Choisir son bateau est important, que ce soit pour une simple balade, ou une longue croisière. Voici quelques pistes pour vous aider à choisir.

 

Espace et Confort

Catamaran

Les navires multicoques ont l’avantage d’offrir beaucoup plus d’espace pour les passagers. La stabilité du bateau permet une voile plus douce et plus sûre qui est à peine ressentie par les passagers. Et, même en cas de mer agitée, vous n’aurez pas à nettoyer votre bateau !

Monocoque

Il y a beaucoup moins d’espace de vie à bord d’un monocoque. Si vous naviguez seul ou avec une seule autre personne, ça reste convenable. Mais si vous souhaitez accueillir plus de passagers, vous risquez de vous marcher dessus. Vous ressentirez également plus le mouvement de l’eau à bord d’un monocoque, donc si vous avez le mal de mer…

 

Sécurité

Catamaran

Plus le bateau est léger, plus il devient stable. Si un bateau multicoque est surchargé, surtout à chaque extrémité du bateau, il aura plus de difficulté à rester stable. Les catamarans ont également beaucoup moins de chances de couler à cause des dommages subis par le bateau. La conception du bateau empêche en effet l’eau de s’infiltrer dans tout trou qu’elle pourrait subir grâce aux compartiments étanches.

Monocoque

Un monocoque est généralement stable. Il peut être bousculé par les vagues et le mauvais temps sans subir d’effets néfastes. Cependant, les monocoques prendront l’eau si la coque est endommagée. Ce défaut de conception peut ne jamais représenter une menace pour les passagers si rien n’endommage le bateau, mais la possibilité existe toujours.

Catamaran
Un monocoque type

Sous voile

Catamaran

Il y a une idée fausse de longue date selon laquelle les catamarans ne naviguent pas bien et s’enlisent, mais c’est faux. Les catamarans, en effet, sont plus performants que les monocoques, mais ils sont gênés par la tendance à la surcharge. Ainsi, bien que le catamaran soit capable d’être impressionnant avec l’aide du vent, il n’atteindra pas son plein potentiel s’il est trop lourd.

Monocoque

Les monocoques peuvent supporter des charges plus importantes que les catamaran, ce qui leur permet d’obtenir de meilleures performances sous voiles. Au vent, le mono est puissant et impressionnant en performance. Cependant, les monos ont tendance à naviguer un peu lentement et peuvent être fatigants à contrôler et à maintenir les voiles.

 

Ancrage

Catamaran

Quand un catamaran est ancré, il reste stable et vous oublierez vite que vous êtes au milieu de l’eau. Il est idéal pour les débutants car il est si stable que le mal de mer est considérablement réduit.

Monocoque

Malheureusement, le monocoque est facilement ébranlée par les vagues. S’il est ancrée lors d’une tempête, tenez bon. Il est assez difficile pour un novice marin de passer une bonne journée sur un Mono. Il demande beaucoup d’efforts et de connaissance dans certaines situations.

Catamaran
Un catamaran

Consommation de carburant

Catamaran

La majeure partie de l’espace d’un catamaran est consacrée à l’espace de vie, ce qui fait que la capacité de carburant est inférieure à celle d’un monocoque. Le carburant devra être réapprovisionné plus souvent.

Monocoque

Une mono a une grande capacité de carburant puisqu’elle n’ a pas beaucoup d’espace de vie. Vous sacrifiez essentiellement le confort pour la capacité de carburant.

 

Bilan du Catamaran : Bien pour les débutants

Plus

Facile à contrôler
Rapide
Grandes surfaces de cockpit et de pont
Beaucoup d’espace
Peut résister aux avaries et ne risque pas de couler dans les mêmes conditions que celles d’un monocoque
Stable et le mouvement est moins ressenti par les passagers.

Moins

Les performances au vent manquent
N’a pas la capacité de supporter de grandes charges, contrairement à un mono
L’accostage peut être gênant parce que les catamarans ont besoin du double de l’espace d’un vaisseau mono traditionnel
Nécessite un ravitaillement plus fréquent.

 

Bilan du Monocoque : Plus adapté à des marins expérimentés

Plus :

Bien équilibré
Bonne performance sous voile
Peut transporter plus qu’un catamaran sans s’enliser.

Moins :

Plus difficile à contrôler
La coque est vulnérable et, en cas d’avarie, peut couler le bateau rapidement
Moins d’espace habitable
Le mouvement de l’eau et du vent est fortement ressenti.

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Marit Bouwmeester (P-B) et Peter Burling (NZL) élus marins de l’année 2017